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Quand on a le désir de créer quelque chose, il faut avoir le coup de cur pour un sujet, choisir quelle technique employer, trouver le temps de le réaliser et surtout... "prendre" le temps de le faire !
Cest ce que jai essayé de faire avec cette fumeuse un brin équivoque et délicieusement complexe à reproduire.
Jai pris le temps, jai freiné mon envie de voir cette image se construire, se matérialiser et avancer trop rapidement.
Jai appris à mêler "patience" et "bon moment" pour manier le crayon.
Au final, jy ai passé du temps, peut-être trop à votre goût, pour un de mes résultats le plus abouti.
Ce nest pas parfait, cela ne le sera jamais à "mes yeux" et il faut aussi, comme je lai déjà dit, savoir sarrêter.
Jai encore pris beaucoup de plaisir avec le pastel. Je commence à trouver mon rythme, à savoir comment corriger certaines erreurs, à appréhender le matériel et à mapproprier la technique.
Je file tout droit vers ce que jespère, encore plus de liberté avec la technique, pour plus de liberté dans mes créations ! ;)
Lapprentissage continue...

La reprise au pastel d'une petite danseuse que vous pouvez également croiser dans la section encre de Chine.

Le visage de cette future ballerine est trop écarté de l'original à mon goût, et j'ai eu le malheur de vouloir récupérer une précédente esquisse dont le tracé au crayon n'a jamais voulu s'effacer ni s'estomper.
Ceci étant, on peut penser que cela donne un style !
Je me suis beaucoup amusé sur la tenue et le collant, tant au niveau du modelé que du choix des couleurs. La priorité était que tout cela se fonde et se coordonne tout en restant lisible.
Quelques couleurs estompées et quelques tracés rehaussés sont bien parvenus à leur fin.

Et fort de ce dicton, c'est donc en pastellant que l'on devient pastelliste !
En ayant sa part d'expériences, de réussites mais aussi de déboires.
Et des déboires avec la femme que je vous présente, et bien j'en ai eu quelques uns.
Si je devais n'en retenir qu'un, je dirais ceci : quel que soit la technique utilisée pour créer une oeuvre, s'il est un critère que vous ne devez pas négliger c'est celui du choix du papier.
Le papier multi-usages ou multi-techniques est bien pratique mais a ses limites.
Je le constate souvent avec l'aquarelle, le crayon ou l'encre de Chine.
Résultats et effets différents impliquent un choix différent.
L'encre de Chine, à mes yeux, réclamera un papier qui ne freine pas la course du pinceau, qui ne la retient pas, tout en offrant un trait fluide, contrasté, précis et contenu.
L'aquarelle demandera un papier résistant au détrempage et aux lavis successifs. Celui-ci doit pouvoir être travaillé dans l'humide sans partir en "charpie" et en préservant la richesse des effets de couleur et de diffusion. On pourra jouer de son grain selon le résultat escompté même s'il restera toujours une part d'inconnue ludique dans la manière dont un papier guidera et exprimera la diffusion de votre goutte.
Le crayon quant à lui demandera à pouvoir être estompé, gommé, travaillé, sur une surface à la teinte chaude et au grain modéré mais existant. Le graphite doit pouvoir s'y déposer et s'y accrocher un peu à la manière du pastel.
Autant de choix et d'impressions subjectives et personnelles.
Là où j'ai souffert pour ce pastel, c'est justement sur le grain du papier...

Comme vous aimez les agrandissements, je vous en glisse un !
Ce qui aurait pu être géré, contrôlé et mis en valeur si je l'avais souhaité, a été un frein pour moi sur ce dessin.
Il faut reconnaître que sa teinte est tranchée et s'accordait bien avec mon thème.
Peut-être l'ai-je pris du mauvais côté même si sur un autre essai "dans le bon sens", il ne m'a pas non plus convaincu.
Le fait est que je suis resté un peu "bloqué" sur la manière dont les pigments ne recouvraient jamais totalement le couleur du papier et leur façon un peu anarchique de se mêler.
En fait, je crois surtout être resté sur mes sensations précédentes et ai vainement tenté de les retrouver.
Au final, pas que du négatif, loin de là !
Ce papier a du potentiel, mais j'ai le sentiment de ne pas mettre assez amusé et au final de l'avoir un peu bâclé !

L'un, vous le connaissez déjà... l'autre, pas encore mais il est TRES prometteur...
Que dire, comment le dire ?
Vais-je trouver les mots justes, vais-je savoir exprimer ce que je ressens ?
En ai-je le droit, est-il nécessaire que cela soit en public ?
Autant de questions légitimes que je vais m'empresser de balayer pour vous.
En créant ce blog, j'y ai vu une magnifique opportunité de montrer ce que je faisais et de l'exposer à des regards extérieurs au cercle familial et amical.
Manière subtile de se mettre à nu, de s'exposer aux réactions tout en conservant une bonne part d'anonymat et de recul.
C'est ainsi que, jour après jour, je prends plaisir à livrer dans ces pages mes réalisations en espérant que celles-ci susciteront un écho de votre part.
J'ai moi-même mes préférences et il m'arrive parfois de montrer des choses dont je ne suis pas totalement satisfait mais qui présentent à mes yeux suffisamment d'intérêt pour connaître vos avis.
C'est en cela que ce blog m'est aussi précieux !
Je le conçois comme un lieu d'échange où chacun est libre d'exprimer ce qu'il aime ou pas.
Je n'attends pas d'être encensé, je n'attends pas non plus d'être descendu en flamme pour le plaisir, je n'attends pas enfin que vous postiez systématiquement quelque chose.
J'attends juste que vous vous sentiez pleinement libres en ces lieux et que vous preniez plaisir à vous y promener et à vous y exprimer comme j'ai plaisir à le faire.
Il m'arrive de poster sur les sites d'amis artistes. J'essaie toujours de le faire avec sincérité et de dire pourquoi je suis touché ou pas.
Je me dis que c'est ainsi que l'on se construit et que l'on évolue.
Je suis curieux de vos avis, de vos impressions, de vos émotions, de vos réactions et de vos suggestions...
Dans l'impatience de vous lire et en vous remerciant de vous arrêter un instant ici.
Stéphane.
Samedi matin, je me suis fait ce plaisir égoïste d'aller voir quelques oeuvres de Nathalie Picoulet à l'occasion du Salon National des Pastellistes de France.
Pluie battante en sortant du métro et horaire erroné ont mis à mal ma motivation. Mais j'étais venu jusque là et n'avais pas l'intention de rebrousser chemin. Un petit noir vite envoyé et je me présentais copieusement refroidi et trempé à mon "rendez-vous"...
La salle est toute petite et les organisateurs sont obligés d'être sélectifs dans leurs choix, mais Nathalie Picoulet est invitée d'honneur et c'est en toute logique qu'elle est bien représentée et joliment mise en valeur.
Sur un espace en demi cercle très légèrement surélevé, huit tableaux sont présentés.
Une sorte de rembarde me permet de m'accouder quelques instants et de garder du recul sur la scène qui s'offre à mes yeux.
Centre de celle-ci, "le canapé" et son mètre de pigment. C'est lumineux, harmonieux, poétique et pour tout dire tout simplement beau. Je goutte sur ce parquet en goûtant mon plaisir et réalise à quel point les photos disponibles rendent justice aux originaux.
Je prends quelques instants, je m'emplis le regard et m'approche un à un des tableaux. Je cherche l'ordre de réalisation, je guette les superpositions des couches de pigments, je me régale de la finesse des traits et de leur luminosité qui guident naturellement l'intérêt de votre regard, j'essaie d'analyser la technique, le geste, je crois déceler les forces, les faiblesses, les limites et même les imperfections de certaines...
Et je passe un moment de pur plaisir !
Alors si vous en avez l'occasion, allez vous régaler et profitez-en pour découvrir des oeuvres d'artistes de qualité.
L'oeuvre suivante n'était pas au salon, mais encore une fois, c'est un pur plaisir égoïste !

Dès la sortie de mon exposition, je me sentis envahi pas l'envie de m'essayer de nouveau au pastel.
Je dis "de nouveau", car je suis responsable de quelques essais passés qui ont souffert pour la plupart d'un manque de maturité artistique de ma part...
Alors, riche d'une source d'inspiration toute trouvée et d'un exemple à suivre, je file m'acheter le "papier qui va bien" et je rentre sortir mes carrés Conté de leur carton à poussière.
Et... voilà !

Le scan, à mon grand regret, s'est montré intraitable et a grandement aplati l'image.
Celle-ci est plus terne, moins riche et pour tout dire, sacrément moins lumineuse et subtile.
Mais je ne vais pas m'en plaindre plus que cela.
Le pastel est terriblement sensuel à utiliser et j'ai pris un grand plaisir à faire ce dessin.
J'y ai mis les doigts et le côté accrocheur du papier m'a par moment donné l'impression de jouer avec du sable.
Seul petit bémol pour moi, ce premier essai est au format A4 et j'ai eu toutes les peines du monde à gérer l'épaisseur de mon tracé... sans les "carrés" qui sont à eux seuls une particularité dans le monde du pastel, je ne vois pas comment je m'en serais sorti !
Il va falloir que je creuse la question !
Ceci étant, j'adore le résultat et n'ai qu'une hâte, celle de recommencer !
Ne reculant devant aucun risque, je vous glisse même un agrandissement du visage.
En vrai, le regard est d'un vert émeraude brillant et sacrément agréable à regarder !

L'image d'origine m'a tout de suite séduit par sa complexité, sa fluidité et son élégance.
Il m'a fallu beaucoup de temps pour réussir à la comprendre, à l'interpréter, à la simplifier et à la rendre lisible, sans pour autant la trahir.
Au final, un dessin réalisé à l'encre de Chine, mais d'une technique qui n'est pas assez traditionnelle pour être qualifié de Sumi-e.

Là encore ce n'est pas très conventionnel comme approche, mais je me suis inspiré de mes essais précédents pour créer des dégradés dans le trait.
Le principe est simple, il faut "charger" le pinceau de couleurs successives et le fondu des teintes se crée de lui même.
Il faut doser, ne pas avoir la main qui tremble, ne pas s'interrompre, et ça passe !
Au final, un résultat insatisfaisant à mes yeux mais qui mérite d'être retenté.

Et bien on prend son encre de Chine, ses pastels à l'huile, sa palette d'aquarelle réduite à trois ou quatre couleurs et on peint vite !
L'exercice est amusant, instructif, imparfait, mais on a le plaisir de voir quelque chose qui se "tient" se construire rapidement !
J'ai pendant longtemps eu ce côté perfectionniste qui me laissait passer beaucoup trop de temps sur une oeuvre au détriment de la spontanéité.
Si l'on ajoute à cela cette particularité que j'ai de ne pas nécessairement retrouver le même trait ou le même coup de pinceau deux jours de suite, on en vient rapidement à ne rien montrer ou ne rien terminer.
Alors je prends goût à travailler rapidement et à laisser les défauts, les couleurs fusent, les traits oublient d'être droits quand ils n'oublient pas d'être fins, mais cela fait aussi partie de mon oeuvre. Il va me falloir apprendre à savamment doser l'ensemble et à m'adapter selon ce que je souhaite transmettre.

Pour la petite histoire, une jolie lumière matinale est venue rajouter quelques taches de couleur que je m'interdis de retirer !
J'adore !
Cette pose m'inspire particulièrement et je pense que vous aurez le l'occasion de la retrouver sous d'autres formes. Je suis prêt à parier que vous ne la reconnaîtrez pas ! :-)
En attendant, je grandirai en parcourant certains sites comme celui de Nathalie Picoulet.
Je vous souhaite bien du plaisir !

Bonjour à tous,
Je suis un fan de pin-up !
Vargas, Elgvren, Petty, Mozert, Moore, Aslan, ... tout y passe !
Tout petit déjà, je restais à les contempler et à admirer leur(s) charme(s) et le travail de leurs créateurs.
Une fois que l'on a admiré les autres, je crois qu'il est normal de chercher à les reproduire.
Par plaisir d'abord, pour voir si l'on en est capable ensuite et pour créer soi-même enfin.
Alors je vous propose de suivre les étapes de la création d'une de ces pin-up.
Je vais vous livrer ici ma progression et mes essais sans chercher à cacher mes ratés ou mes échecs.
J'espère ainsi éveiller votre curiosité et réussir à piocher dans vos commentaires des raisons daboutir... manière à moi de vous associer à tout cela et de rendre ce projet quelque peu "interactif" même si au final je suis le seul à décider ! ;-)
Mon choix s'est donc porté sur une photo existante de l'actrice américaine (si, si, il paraît !) Shannon Elizabeth. Pour la petite histoire, c'est d'ailleurs une des rares photo trouvée où elle est vêtue !
Cette image a le double intérêt de la présenter en pin-up et de permettre une certaine souplesse dans mes choix de réalisation.

Belle fille, faut reconnaître !
Ma première étape, comme toujours, fut de réaliser une esquisse au crayon. C'est le moment où je cherche à lire l'image, à la comprendre et à l'interpréter.
Je fais également mes premiers choix :
La dentelle des chaussettes sera-t-elle réalisable ?
Les chaussures me gênent graphiquement, pourquoi ne pas les supprimer ?
Occasion également de perdre un temps fou sur les cheveux, l'image est trop imprécise à mon goût et il a été nécessaire d'improviser !

Ceci fait, je m'empresse de l'encrer !
J'aime bien encrer rapidement mes dessins.
L'encrage a cet avantage de rendre le dessin très lisible, très propre, voire épuré si l'on maîtrise bien le coup de pinceau.
Je dis pinceau, car c'est ce que j'utilise pour cette opération. Je préconise des nerfs d'acier pour gérer la pression et l'épaisseur du trait. C'est sport, mais cela apporte une fluidité et une irrégularité du trait qui tranchent avec la froideur de la technique.
Car quoi que l'on fasse, l'encrage d'un dessin supprime également la chaleur et le vivant du crayon.
Les deux techniques sont utiles et certains dessins s'y prêtent mieux que d'autres !
Il faut essayer !
Cet encrage est réalisé rapidement, volontairement.
J'en fais un exercice pour mes travaux à l'encre de Chine. Cela donne un côté plus impulsif, plus franc, mais cela offre également de nombreuses occasions de se louper ou d'hésiter (les jambes :-( !)
Vous noterez même qu'une oreille manque !

Le lendemain, je la passe à l'aquarelle.
Un crayonné rapide, histoire de bien placer les formes, puis je m'amuse à la peindre avec le modèle en mémoire.
Je cherche juste à poser des couleurs, à les placer, histoire de voir où cela me mène et de comprendre ce que j'ai retenu de cette photo.
Les yeux devaient être foncés par la suite, je les ai oubliés et je reconnais volontiers que leur bleu fait un peu peur !
Cependant, j'aime assez le résultat !

Songeant à une amie qui n'aime pas la technique de l'aquarelle et qui me reproche souvent de faire des choses un peu fades, je ne recule devant aucun sacrifice et attrape la boîte de feutres de ma fille !
Le temps de sortir le papier spécial qui glisse bien sans percer et d'essayer un nouveau feutre Tria "jaune de Naples" (idéal pour rendre les peaux) et voilà le résultat.
C'est mon tout premier dessin de ce type au feutre et j'avoue être agréablement surpris !
Ce n'est pas parfait, loin de là, mais ça pète !
Je découvre la technique et il va falloir que je persévère dans ce domaine, y'a du potentiel !
A titre personnel, je dirais que le feutre qui m'a servit à réaliser la peau est génial, tout simplement !
Quand je serai grand, je m'en offrirai une boîte ! (hors de prix !)

Le 9 mai
Suite à ce premier essai et profitant de quelques jours de vacances, j'ai décidé de faire une nouvelle version au feutre que je qualifierais de plus appliquée.
Seul problème majeur rencontré, le sens du papier !
Eh oui, le papier "spécial feutre" n'est pas identique recto/verso, résultats catastrophiques assurés !

Cette version "au propre" est sensiblement différente de la précédente.
Les deux mollets gagnent en épaisseur et sont mieux dessinés, les ombrés noirs sont abandonnés au profit du gris et le bras est moins artificiel.
Cependant, le visage est moins réussi que précédemment, il n'est pas bien proportionné, trop fin, pas assez expressif. Il abandonne le petit côté ingénu de l'original pour devenir plus déterminé, ce que je souhaite, mais il doit regagner en largeur et dans la ligne de la mâchoire.
Il va falloir également que je travaille ce fichu bras qui ne colle pas avec l'ensemble, mais au regard de l'image d'origine, je ne vois pas encore comment.
Enfin le rendu de la chair est moins contrasté et je trouve que cela manque.
Le feutre "pète" toujours autant, et ça j'adore !!!
Chère Pin-up, tu seras donc au feutre !
Enfin, car je ne résiste jamais bien longtemps au plaisir de travailler au pinceau, une version à l'encre de Chine... qui mériterait d'être approfondie je pense ! :-)




