Pour moi, il s'est imposé comme une évidence sans y voir de référence littéraire, ni d'envie sadique de voir cette belle fouettée.
Au moment de taper cet article pourtant, la confusion m'est apparue et je ne voulais pas qu'elle m'oblige à changer mon intitulé.
Je vous laisse ce dos comme preuve de mes intentions, que ce bleu parle pour moi et ôte les derniers doutes.
Qu'il suggère, comme j'aime si souvent le faire et laisse place à "votre" imagination...
Imaginez la scène, le décor, l'attitude, l'humeur, l'heure de la journée... je n'ai que peu retouché la source de mon inspiration et me suis moi aussi posé certaines de ces questions.
Elles sont restées sans réponses, je garde ma vision et mon modèle son mystère, je trouve beau ainsi le fruit de notre collaboration...

Une pose simple, sans fioritures, qui "dégage" naturellement et retient tout autant... occasion pour moi de mêler encore mes techniques et d'adoucir le tracé "encre de Chine" au profit de la "terre de Sienne". Construire et nuancer un corps là où l'on ne pensait laisser qu'une transparence étoffée par le fond.
Belle inconnue que j'ai désiré conserver comme telle... à vos yeux aussi.
Une silhouette qui n'avait besoin que de s'habiller d'un prénom !
Et bien on prend son encre de Chine, ses pastels à l'huile, sa palette d'aquarelle réduite à trois ou quatre couleurs et on peint vite !
L'exercice est amusant, instructif, imparfait, mais on a le plaisir de voir quelque chose qui se "tient" se construire rapidement !
J'ai pendant longtemps eu ce côté perfectionniste qui me laissait passer beaucoup trop de temps sur une oeuvre au détriment de la spontanéité.
Si l'on ajoute à cela cette particularité que j'ai de ne pas nécessairement retrouver le même trait ou le même coup de pinceau deux jours de suite, on en vient rapidement à ne rien montrer ou ne rien terminer.
Alors je prends goût à travailler rapidement et à laisser les défauts, les couleurs fusent, les traits oublient d'être droits quand ils n'oublient pas d'être fins, mais cela fait aussi partie de mon oeuvre. Il va me falloir apprendre à savamment doser l'ensemble et à m'adapter selon ce que je souhaite transmettre.

Pour la petite histoire, une jolie lumière matinale est venue rajouter quelques taches de couleur que je m'interdis de retirer !
J'adore !
Cette pose m'inspire particulièrement et je pense que vous aurez le l'occasion de la retrouver sous d'autres formes. Je suis prêt à parier que vous ne la reconnaîtrez pas ! :-)
Pour aujourdhui, une uvre que japprécie tout particulièrement on ladore ou on la déteste, mais elle ne laisse pas de place pour les avis nuancés.
Elle revêt à mes yeux un double intérêt, lié tout dabord au résultat visuel final (merci à lauteur de loriginal dont je ne connais malheureusement pas encore le nom), mais surtout à la technique employée, à savoir celle du « wax resist ».
Lidée est toute à la fois simple et géniale ! (comme souvent les bonnes idées ;-))
Elle consiste à utiliser « lincompatibilité dhumeur » existant entre lhuile et leau.
Après une rapide esquisse de la silhouette, on commence par dessiner au trait les contours du modèle (plume de bambou).
On rehausse ensuite les zones de lumière à laide dun médium gras (pastel à lhuile, cire de bougie, ).
Pour terminer, il ne reste plus quà passer un lavis (jus daquarelle) sur lensemble du dessin.
Cest simple à mettre en pratique et terriblement efficace.
Seul conseil, ne faites pas comme moi et veillez à prendre un papier épais de peur de le voir gondoler ! ;-)
Je trouve le résultat assez convaincant surtout lié au format panoramique...
Je ressens une curieuse sensation à l'égard de cette oeuvre, car elle représente ce que j'aimerais pouvoir faire à chaque fois !

Et pour commencer, un petit hommage à un photographe dont j'admire la sensibilité et le regard qu'il porte sur les femmes, Jean-François Jonvelle.
L'original...

Et ma vision...

J'ai cependant une affection toute particulière pour celle-ci et beaucoup de souvenirs s'y rattachent...
J'ai mis beaucoup de coeur en elle...




